La
coopérative est, probablement, l'un des seuls moyen par
lequel
les individus pauvres peuvent échapper à leur
pauvreté et entreprendre de se développer,
eux-mêmes, leurs familles et leur pays.
Gestion
coopérative et gestion
financière :
1. La
coopérative appartient à ses membres
2. La coopérative rend à ses membres le meilleur
service possible au prix le plus bas possible
Ces deux
très importantes caractéristiques ne figurent pas
dans
la plupart des coopératives dans le monde.
L'approche au
développement coopératif que je
présente
souligne ces deux composants de ce qu'est une
coopérative.
Législation
coopérative :
L'un des
problèmes de la plupart des coopératives dans le
monde
est, d'une part, la non-compréhension pour les responsables
de
ce qu'est une véritable coopérative, et, d'une
autre
part, leur réticence à aller de l'avant et
à
transformer ces coopératives défaillantes en
véritables coopératives - conséquence
de la
législation coopérative en vigueur dans de
nombreux
pays qui représente une approche erronée de ce
qu'est
une coopérative.
Il existe
certains pays dont la législation coopérative
évolue vers la bonne direction c'est-à-dire la
nouvelle
approche que je décris ici.
Micro-crédit et
coopératives
d'épargne et de crédit véritables
(SACCO)
:
1. L'entreprise
de micro-crédit appartient à ses membres
à qui
elle donne le meilleur service possible au prix le plus bas
possible.
2. L'entreprise
de micro-crédit permet à ses
membres-propriétaires d'épargner leur argent
à
un taux d'intérêt compétitif, le plus
élevé possible. Un taux
d'intérêt qui
prend en considération le taux annuel d'inflation du pays
dans
lequel est implantée la coopérative ainsi que le
taux
d'intérêt le plus élevé
offert par
n'importe quelle institution financière pour les
dépôts à terme.
L'entreprise de
micro-crédit permet à ses membres d'obtenir du
crédit quand ils le désirent à un taux
d'intérêt compétitif le plus bas
possible.
Propriété
individuelle d'entreprises
économiques en commun (S.E.CO) :
Les membres sont
les seuls propriétaires de la coopérative.
Chaque membre est
propriétaire de sa part sociale qui est égale
à
la part sociale de chaque membre et la valeur du total des parts
sociales des membres représente la valeur du total des biens
d'immobilisation de la coopérative. Chaque membre
possède une seule part dans la coopérative - ni
plus,
ni moins - et il ou elle acquiert cette part par paiement comptant ou
par paiement à crédit que procure la
coopérative.
Le nombre de
parts sociales est exactement le même que le nombre de
membres
dans la coopérative.
Emploi non-agricole dans
les zones rurales (E.N.A.)
:
Le
développement des zones rurales doit comprendre
l'introduction
de l'Emploi Non-Agricole (E.N.A.) dans l'élaboration de la
politique nationale du développement des zones rurales.
La population
traditionnelle est forcée, dans de nombreux cas, de quitter
leurs communautés rurales, où ne
s'opère
presqu'aucun développement, et de se déplacer
vers les
zones urbaines où aucun emploi ne leur est garanti et, par
voie de conséquence, ils sont intégrés
vers les
milieux marginaux.
Le Triangle Essentiel de
la Production (T.E.P.)
:
Le Triangle
Essentiel de la Production comprend le crédit,
l'approvisionnement d'intrants et la mercatique (marketing) ;
ces trois éléments encerclent la production.
Un projet qui est
incapable d'amener les trois côtés d'un triangle
à fermer ce dernier présente de grands risques
d'échouer.
Les personnes
pauvres ne peuvent pas clore le triangle par elles-mêmes.
L'un
des moyens par lesquels les personnes pauvres peuvent
échapper
à la pauvreté est la coopérative. Un
groupe de
personnes pauvres décident, alors, de s'unir pour
créer
la plus simple coopérative à fonctions multiples,
une
de celles qui comprend les fonctions suivantes : production,
épargne et crédit, approvisionnement d'intrants
et
mercatiques (marketing).
Les Activités
Non-Négociantes des
Syndicats :
Les syndicats,
dans la plupart des pays, sont concentrés sur la
tâche
classique de la défense des intérêts de
leurs
membres, principalement les salariés. Ce qu'on appelle,
généralement, les activités
négociantes
des syndicats.
Cette forme
d'actions est limitée quant à sa
capacité
d'apporter des résultats positifs à ses membres.
Les
employeurs - le groupe le plus important est le gouvernement - ne
cherchent pas à améliorer le sort des
employés.
Quand les travailleurs parviennent à recevoir un avantage,
une
partie va aux autorités des taxes sur le revenu. Ce qui
reste
au travailleur est toujours moins élevé que ce
qu'il
espérait obtenir.
Une autre option
s'appelle les activités non-négociantes des
syndicats.
Les syndicats créent des entreprises économiques
et
sociales dont le rôle est de servir les membres du syndicat
dans les meilleurs conditions possibles.